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Plongée pieds-lourds 19 juin 2011 |
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Écrit par Jean-Gab Mottier le samedi 25 juin 2011
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Dernière mise à jour, vendredi 12 août 2011
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Plongée pieds-lourds
Dimanche 19 juin 2011
La première impression forte se passe déjà avant la mise à l’eau, lorsque l’on te pose la pèlerine en bronze et les 3o kg de lest sur les épaules… sans rembourrage évidemment ! …là, tu remarques que tes clavicules sont un poil sensibles… Heureusement, la suite enchaîne rapidement, on te visse le bonnet à l’aide d’une balaise clé à molette et une fois le hublot vissé également, tu n’entends plus que le rythme régulier de l’air insufflé dans le narguilé par tes 2 meilleurs copains (y’a intérêt !!!) qui pompent depuis le rivage.
Les premiers pas avec les semelles de plombs sont dignes des meilleurs pachydermes (je comprends mieux pourquoi on appelle cela une plongée « pieds-lourds ») et le saut dans le bleu (vert…) te rapproche de la famille des fer-à-repasser sous pression. Tu penches la tête à droite et la rencontre avec la valve vide l’air prisonnier dans la peau de bouc (merci Wikipedia !)
Le contact avec le fond du lac est inhabituel et les efforts pour avancer demandent une certaine concentration ! La visibilité est rapidement inexistante, grâce à la vase soulevée par tes pieds et tu bénis l’apparition de la main du plongeur-sécu qui te montre le chemin. La pente douce du fond du lac te conduit gentiment à 10 mètres de profondeur, accompagné inexorablement par le rythme régulier des pistons qui t’alimentent en source de vie indispensable (preuve que les copains t’apprécient quand-même un peu….).

Au bout des 20 mètres de longueur totale du narguilé, la ligne de vie se tend et il faut faire demi-tour. Maintenant que tu as un peu d’habitude, tu peux te diriger un peu à l’écart du smog pour apprécier les jeunes poissons de toutes espèces dans les hauts herbiers qui t’arrivent à hauteur de hublot. Puis la berge est déjà là et tu retrouves ta pesanteur et ta gaucherie avant qu’on te déleste et te ramène à la vie terrestre.
Merci à Nemo pour l’organisation de cette fabuleuse expérience et merci à Mauro Zürcher pour son matériel, son expérience et son équipe d’assistance. Bien que j’apprécie beaucoup les progrès techniques de ces 200 dernières années en matière de plongée-scaphandre, je retournerai sans hésiter revivre ce retour dans le 18e siècle l’année prochaine.
19.06.2011 Jean-Gab.
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